Procès Neyret : David Metaxas, avocat sur le banc des accusés - David METAXAS Avocat
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Procès Neyret : David Metaxas, avocat sur le banc des accusés

Procès Neyret : David Metaxas, avocat sur le banc des accusés

par Pascal Charrier – la-croix.com – voir l’article

Dans d’autres circonstances, le président du tribunal lui donnerait du « maitre » au lieu de l’appeler « monsieur ». David Metaxas est avocat. Mais ce mardi 3 mai, au tribunal correctionnel de Paris, il est assis sur l’une des chaises réservées aux neuf prévenus de l’affaire Neyret, dont il se dit être une victime collatérale.

Poursuivi pour recel de violation du secret professionnel, ce pénaliste de 39 ans s’était spécialisé dans la défense de truands de la région de Lyon, qu’ils soient braqueurs ou trafiquants de drogue. Etoile montante du barreau lyonnais à la réputation sulfureuse, il s’est ainsi retrouvé à de nombreuses reprises en « compétition professionnelle », comme il le dit, avec Michel Neyret, alors numéro 2 de la police judiciaire en Rhône-Alpes.

Les deux hommes se connaissaient bien. Quand le grand flic a été interpellé chez lui au petit matin en septembre 2011, il a d’ailleurs donné le nom du jeune juriste comme avocat à contacter pour l’assister. « C’était le seul numéro d’avocat que j’avais dans le répertoire de mon portable », a expliqué Michel Neyret. « Quand j’ai écouté le message, je n’y croyais pas, je pensais que c’était une blague », a poursuivi David Metaxas.

Un document confidentiel envoyé à l’avocat par le policier

Ce n’était pas une plaisanterie et lui-même a été mis en examen six mois plus tard, le 22 mars 2012. Il lui est notamment reproché d’avoir archivé dans son cabinet un document de synthèse d’une enquête en cours de la police marseillaise concernant l’assassinat en 2011 à Marseille d’un malfaiteur lyonnais.

Ce document « confidentiel » lui avait été envoyé par mail par Michel Neyret, avec la mention « pour ton info et destruction à l’issue ». « Mais je ne lui avais rien demandé », plaide David Metaxas, en ajoutant qu’il aurait pu obtenir la même pièce par la voie « classique », puisqu’il s’était constitué partie civile pour le frère de la victime.

L’ex-commissaire défend la même version. À l’entendre, il espérait juste entretenir de bonnes relations et récolter « une confidence involontaire » au détour « d’une conversation à bâtons rompus », à propos du fameux frère, lui-même dans le collimateur des policiers.

Le sujet est sensible. L’avocat ne veut pas passer pour un informateur. Et quand le procureur glisse que la presse l’a laissé entendre, il bondit aussitôt. « Je ne peux pas laisser dire cela dans une audience publique, c’est me mettre en danger », clame-t-il.

Du banc des accusés au banc de la défense

Ex-avocat de Gilles Bénichou et de Stéphane Alzraa, deux prévenus de cette affaire qui sont absents à la barre, David Metaxas nie également avoir détenu une fiche concernant un autre des accusés, Cyril Astruc. « Je n’ai demandé qu’une seule fois à Michel Neyret d’intervenir pour moi, assure-t-il. C’était pour un PV pour un feu rouge. Il m’a répondu : « tolérance zéro ». »

Alors que le conseil de l’ordre ne l’a pas suspendu à titre provisoire et qu’il a été relaxé par le conseil disciplinaire dans ce dossier, David Metaxas retrouvera les bancs de la défense la semaine prochaine.

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